Cours emploi développement 1. Concept 14. Marché du travail

Université Pierre Mendès France de Grenoble
Cours emploi et développement
André Rosanvallon

Partie 1 : les concepts

14. Le concept de marché du travail

Introduction

La notion de marché du travail est une notion usuelle dans le domaine de l’emploi. Elle est au centre des approches conventionnelles. Elle est en même temps, un élément central de la « boîte à outils » des praticiens. La question de la pertinence de cette notion a fait l’objet de nombreuses controverses dans les pays industrialisés qui se sont amplifiées au fur et à mesure que se développaient des processus de précarisation et d’exclusion. La généralisation de ces situations qui relèvent du « hors marché » dans les pays en développement nous invite à utiliser le concept de marché du travail avec beaucoup de prudence et de précaution, et même à le remettre en cause.

1L’approche conventionnelle du marché du travail

Pour les classiques, le marché du travail est un marché comme les autres. Il est un lieu de confrontation entre une offre et une demande de travail qui permet de déterminer un taux de salaires à un niveau d’emploi d’équilibre qui se situe à l’intersection des courbes d’offre et de demande. Le modèle repose sur plusieurs hypothèses (Cf. D. Gambier et M. Vernières). L’offre et la demande sont supposées indépendantes. La détermination du salaire et l’affectation aux emplois sont réalisées simultanément. Le marché est unique. La main d’œuvre est homogène.
Plusieurs améliorations ont été apportées au modèle traditionnel. En particulier, l’hypothèse d’homogénéité qui le sous tend est désormais très largement remise en cause. L’accent est mis au contraire sur la notion de segmentation du marché du travail, en fonction de l’hétérogénéité des situations d’emplois. On retrouve cette notion de segmentation dans la quasi totalité des débats et des analyses sur le thème des marchés du travail dans les pays en développement. La référence à cette notion s’est largement diffusée dans le prolongement de deux courants « fondateurs » des approches « dualistes ».
– Le premier date du début des années 60 aux Etats-Unis. Il a été ensuite largement mis à la mode par les travaux de Doeringer et de Piore qui insistent sur le dualisme des marchés du travail dans les économies industrialisées entre un marché interne et un marché externe, ou entre le centre et la périphérie du marché du travail, ou encore entre le marché primaire et secondaire.
– Le second courant du « dualisme », à la suite des travaux de Dobb, Lewis, Todaro.., met l’accent sur les modalités de fonctionnement des économies en développement, autour de deux secteurs distincts : le secteur moderne et le secteur traditionnel. Cette approche sera fortement enrichie à partir des analyses et des réflexions sur le secteur informel ou non structuré.
Le passage de l’approche en terme de dualisme à la notion de segmentation repose sur deux constats de base.
– Le premier porte sur l’existence de multiples différenciations entre deux espaces spécifiques. L’accent est mis sur les critères de distinction et de différenciation des caractéristiques des situations d’emploi et des modes de gestion de la main d’œuvre dans chacun des segments.
– Le second repose sur l’idée d’une discontinuité et d’une quasi-absence de mobilité de main d’œuvre entre les deux segments qui sont à l’origine de disparités fortes en terme de protection en matière d’emplois et de niveaux de salaires. On insiste alors plutôt d’une part sur l’existence de phénomènes d’expulsion et d’extériorisation qui répondent à différentes logiques (dont celle d’une recherche de flexibilité) et d’autre part à des processus d’intégration et d’intériorisation pour stabiliser une partie de la main d’œuvre.

2. Les nécessaires remises en cause des approches conventionnelles

La critique générale du modèle libéral et du rôle du marché comme « main invisible » d’ajustement a fait l’objet de très nombreux débats. En se limitant au seul modèle conventionnel du marché du travail, plusieurs remises en cause s’imposent. Elles concernent :
– d’une part la notion même de (ou des) marché (s) du travail,
– d’autre part les notions de dualisme et de segmentation.
21. La remise en cause de la notion même de « marché(s) du travail »
La notion même de marché du travail pose question pour rendre compte des modalités d’ajustement de l’emploi dans les pays en développement.
Premièrement, la notion de marché renvoie à la notion d’échange. Cela suppose que la marchandise (le travail) qui fait l’objet d’une vente et/ou d’un achat soit totalement libre d’une part et que l’échange se matérialise par un prix (le salaire) d’autre part. Toutes ces conditions sont mal réunies dans les pays en développement. Une large partie de la main d’oeuvre disponible reste reliée plus ou moins partiellement au milieu agricole et n’est de ce fait que partiellement libre. Les niveaux de déséquilibre sont tels entre l’offre et la demande d’emplois, en particulier pour la partie des non qualifiés, que la notion d’échange ne peut être qu’un abus de langage.
Deuxièmement, la notion de marché de travail n’a de sens que pour la main d’œuvre qui relève du rapport salarial. Or d’une manière quasi générale, dans l’ensemble des pays en développement le mouvement de salarisation est  » en panne « . Même dans les pays asiatiques, à l’exception de quelques nouveaux pays industriels, on assiste à un lent développement du salariat et au maintien d’une forte proportion de non salariés dans tous les secteurs en raison de l’importance du travail indépendant (sous-traitance, travail à domicile) et des aides familiaux (Cf. l’article de X. Oudin, « Le lent développement du salariat en Asie du Sud Est », Mondes en développement, Tome 24, 1996). La tendance générale est même à une réduction de la part relative des emplois salariés (tant dans les secteurs privés que publics et parapublics. En Amérique Latine, l’emploi dans le secteur moderne a baissé progressivement de 1980 à 1992 au rythme annuel de 0,1% (Cf la partie suivante sur le diagnostic). En Côte d’Ivoire, le salariat d’entreprise a perdu 30% de ses effectifs entre 1980 et 1992. A Yaoundé au Cameroun, le taux de salarisation est passé de 65,4% des emplois urbains à 44,8% en 1994. Dans tous les cas, le rapport salarial n’est pas la forme dominante du travail. En Indonésie, en 1992, les salariés des secteurs secondaire et tertiaire (dont la fonction publique) représentent 23% de l’emploi total. A la même date, en Thaïlande, ils ne représentent qu’un peu plus du quart de la population active occupée. Au Burkina Faso, en 1990, le taux de salariat n’est que de 28% de la population active occupée. En Côte d’Ivoire, les salariés des entreprises privées et publiques et de la fonction publique constituent moins de 10% (5,8 % exactement) de la population active. Si donc la notion de marché du travail s’applique aux seuls salariés, elle ne concerne qu’une partie fortement minoritaire de la population.
Troisièmement, le recours par les mécanismes de marché rend mal compte des modalités concrètes d’insertion dans le travail que l’on rencontre dans les pays en développement. Tous les résultats des enquêtes emploi menées dans ces pays en témoignent. Pour l’essentiel, les modes d’insertion reposent sur la mobilisation de réseaux relationnels en particulier dans le cadre de relations familiales. Cela est vrai de « la main d’œuvre banale ». Cela se vérifie aussi pour les postes d’encadrement. Ainsi par exemple en Côte d’Ivoire, il ressort d’une enquête effectuée en 1996 que 58% des cadres recrutés dans les entreprises de plus de 500 salariés l’avaient été sur la base de recommandations (ce % était de 35% pour les PME enquêtées) (Cf. la contribution de N. Pages aux journées du GDR emploi-formation-développement, Les mutations récentes du salariat d’entreprise en Côte d’Ivoire, Bordeaux, novembre 1997).
La quatrième remise en cause porte sur l’hypothèse sous jacente au modèle conventionnel, qui privilégie les dynamiques d’offre d’emplois des entreprises, en fonction de leurs contraintes techniques de production. D’une part, d’autres logiques sont à considérer, en terme en particulier de proximité, qui justifient une approche plus locale et territoriale des modes d’ajustement et de coordination entre les offres et les demandes d’emploi (Cf. ci-après). Surtout, alors que l’on assiste à un essoufflement général du processus de salarisation de la main d’œuvre, on doit prendre en compte la réalité des nouvelles dynamiques de mobilisation de la main d’œuvre dans la sphère du hors marché, à travers la montée en puissance des projets d’auto emploi, du développement de la pluri et de la multi activité. Derrière ces nouvelles formes d’insertion, ce qui est essentiel, c’est le développement de nouvelles organisations et de nouvelles institutions intermédiaires entre l’Etat et le marché, à l’origine de nouveaux modes de coordination et de régulation en matière d’emplois (Cf. ci-après).
22. La remise en cause des notions de dualisme et de segmentation des marchés du travail
Les « fondateurs » des approches dualistes du développement, ont fortement enrichi l’analyse des modalités de fonctionnement des économies en développement. En prenant en compte l’hétérogénéité des situations d’emploi, ils remettaient utilement en cause l’hypothèse classique d’homogénéité du travail. Plusieurs constats nous invitent à les prolonger.
Dans un rapport sur l’analyse des structures d’emploi dans les pays en développement, J.Freyssinet ( Méthodes d’analyse des structures d’emploi en économie sous développée,IREP, Université des sciences sociales de Grenoble, septembre 1976) procède à une critique d’ensemble du courant dualiste. A juste titre, il insiste sur le caractère simplificateur d’analyses qui gomment l’existence de différenciations fortes au sein même des sous-ensembles de référence et qui sous estiment les hétérogénéités qui les traversent (Cf. les écarts de productivité entre les entreprises du secteur moderne, Cf. aussi les différents niveaux d’informalité au sein du secteur non structuré mais aussi au sein du secteur moderne).
Une autre limite des approches dualistes tient à leur caractère manichéen. Elles répartissent les entreprises en deux ensembles disjoints, séparés par un échelon intermédiaire manquant, le « missing middle ». Quelques travaux récents témoignent que la réalité est autre. Ils invalident cette thèse. Parmi ceux ci on citera les résultats des enquêtes menées dans le cadre du projet MADIO à Madagascar (Cf. l’article de J.D Naudet,  » Les petites entreprises à Madagascar : le « missing middle » retrouvé « , Statéco, N° 86, avril 1997). Rappelant les travaux de X. Oudin en 1986 portant sur la Côte d’Ivoire, et qui vont dans le même sens, il en ressort que contrairement aux à priori classiques, d’une part il existe un « secteur intermédiaire » entre les micro entreprises et celles du secteur moderne, et que d’autre part, on a une relative continuité dans la distribution des emplois et des entreprises par taille.
La troisième remise en cause concerne la notion de segmentation de marchés du travail, et en particulier l’hypothèse de l’existence de barrières fortes entre les secteurs. Cela est partiellement vérifié en Afrique sub-saharienne. Cela est plus contestable en Amérique Latine. Déjà les travaux de H. L Castano en Colombie dans la décennie 80 insistaient sur la mobilité de la main d’oeuvre et sur la fluidité des passages entre le secteur informel et le secteur moderne. Un article plus récent, toujours sur la Colombie confirme l’importance de ces flux et de ces mobilités entre catégories de travailleurs et entre les secteurs (Cf. P. Huyette,  » Mobilité et informalité : des nouvelles formes aux régulations modernes de l’emploi en Colombie « , Revue Tiers Monde , N° 152, octobre-décembre 1997). On aboutit à des constats identiques en Asie. En particulier ce qui frappe, c’est l’importance des formes d’articulation et de combinaisons intersectorielles et interentreprises à travers en particulier des réseaux de sous traitance à domicile ou au sein des « cottages industries » et à travers différentes modalités de pluri activités. Outre que ces réseaux participent à la construction de systèmes industriels flexibles et territorialisés, ils permettent des trajectoires réversibles et des passages aléatoires de l’informel au moderne et réciproquement. Selon X. Oudin, contrairement à ce que l’on observe en Afrique, dans les pays asiatiques, le salariat serait la forme première d’insertion en attendant de pouvoir exercer une activité indépendante… ce qui témoigne de la diversité des itinéraires possibles selon les pays.
23. Quels prolongements à ces remises en cause ?
Si la notion de marché du travail a un sens, ce ne peut être que par rapport aux emplois salariés du secteur moderne. Or ces emplois sont minoritaires (Cf. la leçon 2), et ils sont localisés dans un secteur peu porteur du point de vue des créations d’emploi. Pour dire les choses autrement, les dynamiques d’emploi sont ailleurs, et si on veut en rendre compte d’autres outils d’analyse et d’investigations sont nécessaires. Dans cette perspective deux démarches alternatives semblent intéressantes.
– La première consiste à substituer la notion de « système d’emploi » à celle de « marché du travail »
– La seconde vise à mettre au centre des préoccupations, le rôle du local et des territoires dans les modes de régulation des systèmes d’emploi.
A. De la notion de « marché du travail » à la notion de « systèmes d’emploi« 
Plusieurs auteurs, en France en particulier, se réfèrent à la notion de « système d’emploi« ,la préférant à celle de « marché du travail ». Parmi les définitions proposées, on retiendra celle de P. Broudic, V. Merle et G. Vanderpotte selon laquelle ; « un système d’emploi peut être conçu comme un ensemble de structures (structures productives, structures sociales…) qui interagissent par la médiation de mécanismes (de marché, institutionnels…) et dans lequel les acteurs mettent en oeuvre des stratégies (politiques publiques, stratégies d’entreprises, stratégies syndicales et individuelles) ».
On s’éloigne ainsi de manière significative des approches classiques qui se limitent aux modalités et aux résultats de la confrontation d’offres et de demandes d’emploi. De notre point de vue cette approche peut être utilement généralisée à l’ensemble des pays en développement. Il convient cependant d’utiliser cette notion avec prudence. La notion de système renvoie en effet à l’existence de cohérences et de synergies entre les différents éléments qui le constituent, ce qui est rarement la règle dans les pays en développement. Il faut par ailleurs donner un sens précis à cette notion. Sinon, le risque est grand que cette notion donne l’image d’un fourre tout de sous-ensembles non hiérarchisés, et donc d’une portée opérationnelle limitée.
Ces précautions rappelées, la notion de « systèmes d’emploi » présente un double avantage relatif par rapport à l’approche conventionnelle des marchés du travail.
– D’une part elle permet de prendre en compte un plus grand nombre de variables et d’intégrer dans l’analyse et le diagnostic la multi-dimensionalité des phénomènes d’emploi. On ne se limite pas aux processus d’allocation des forces de travail disponibles en fonction des demandes des entreprises du secteur moderne. On s’intéresse en particulier :
– aux différentes structures au sens où nous les avons définies ci-devant, à partir des formes d’activités économiques (activités d’autosubsistance, de petite production marchande…),
-aux dynamiques et aux stratégies des institutions (publiques et privées, centrales et décentralisées..) et des acteurs (dont en particulier les ONG, les groupements, les associations…),
– aux mécanismes de mobilisation de la main d’œuvre en s’intéressant en particulier aux formes « hors marché » (dont celles du milieu associatif), et aux nouvelles dynamiques d’offre (volontaires ou imposées par la crise) qui se traduisent sous la forme de projets d’auto emploi, de pluri ou de multi activités, d’occupations informelles.
– D’autre part et surtout, le passage à la notion de système d’emploi introduit un changement profond de perspective à plusieurs points de vue.
– Premièrement, alors que l’approche en terme de segmentation met l’accent sur l’identification et l’analyse des critères de différenciation par segment, l’approche en terme de « système d’emplois » privilégie l’interprétation des modes d’agencement, d’imbrication et d’articulation entre les différents éléments qui ont vocation à faire « système ».
– Deuxièmement, les paramètres d’offre et de demande ne sont plus considérés comme des données, mais comme des variables. L’accent est mis plus sur les processus et les flux que sur les stocks, les équilibres et les déséquilibres de fin de période.
– Troisièmement, on sort d’une approche de court terme au profit d’un repérage des dynamiques d’ajustement (positives et/ou négatives). On comprend dans ces conditions que la notion de système d’emploi ait une portée opérationnelle plus grande que la notion traditionnelle de marché du travail.
B. Des systèmes nationaux d’emploi aux systèmes locaux d’emploi : la prise en compte du rôle des territoires
Comme mentionné ci-devant, l’approche par le marché du travail repose sur plusieurs hypothèses dont celle d’un déterminisme technologique. La variable active est la demande de travail formulée par les entreprises en fonction de leurs contraintes de production et de compétitivité. Sans nier cette dimension, il faut par contre reconnaître l’existence d’autres dynamiques de régulation qui sont des dynamiques de proximité géographique et qui impliquent que l’on s’intéresse aux modalités de coordination et d’ajustement entre des flux d’offre et de demande, au niveau local.
Cette prise en compte des phénomènes au niveau local est une nécessité renforcée dans les pays en développement en raison de l’importance des formes atypiques d’emploi qui sont par définition très peu mobiles dans un espace donné (à l’exception des phénomènes d’exode rural). Cela est encore plus vrai si on se place dans une vision opérationnelle des problèmes. Le niveau de référence du diagnostic doit alors être celui où se posent concrètement les problèmes, dans la mesure où la recherche de solutions pertinentes exige des traitements quasiment au cas par cas. Par ailleurs c’est au niveau local que se manifestent les principales dynamiques d’emploi. C’est donc à ce niveau qu’il faut intervenir pour les amplifier et les consolider.
Pour appréhender la dimension locale des problèmes d’emploi, plusieurs niveaux de désagrégation des territoires existent. Certains renvoient à des découpages administratifs et institutionnels (région, département, commune…). D’autres s’inscrivent dans une approche plus économique des territoires, sur la base de « districts industriels », de « systèmes productifs locaux ». En matière de régulation d’emploi un niveau est central, celui du« bassin d’emploi«  qui est défini comme :  » une aire géographique à la fois de recrutement et d’habitation, où l’on peut changer d’emploi sans changer de résidence. Ce qui revient à dire que le bassin d’emploi est un espace au sein duquel il y a une correspondance entre la zone de recrutement des unités qui offrent des opportunités d’emploi et la zone de résidence des individus à la recherche d’un emploi « . A ce niveau, il semble préférable de raisonner en terme de systèmes locaux d’emploi plutôt qu’en terme de marché local du travail pour bien faire ressortir le rôle des réseaux et des maillages entre les acteurs et les institutions, même si la notion de système au sens de cohérence risque d’être plus abusive au niveau local qu’elle peut l’être au niveau national
Le principal mérite des travaux sur la segmentation du marché du travail dans les pays en développement est d’avoir mis en évidence l’hétérogénéité des systèmes d’emploi se rapportant aux formes d’organisation particulières des activités économiques. Ce qui est moins acceptable, c’est l’idée qu’il y aurait des frontières étanches et des discontinuités entre les segments, le système d’emploi national étant défini comme une juxtaposition de systèmes spécifiques particuliers. Cette hypothèse est peu conforme à la réalité des pays en développement. Il importe au contraire de retenir une démarche qui insiste sur les modes d’articulation et de combinaison entre les sous-systèmes d’emploi propres à chaque segment, tant au plan national qu’au plan local
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